10/05/2011

Journal de bord - Sixième Jour.


Samedi 29 octobre 2010
Bon bah encore une fois, c’est chez bibi que ça se passe. J’accueil de nouveau le tournage dans mon appart’, mais cette fois, c’est l’armée mexicaine qui débarque. En effet, c’est la scène de découverte du meurtre par Malick, la bagarre avec Sylvain, et l’arrestation musclée par le RAID. Ah oui,  et il faut que ça soit finit à 13h, parce que après on décolle pour aller, littéralement, à l’autre bout de Paris pour la scène du restau avec le dealer. On tourne dans la brasserie chicos le Zeyer, de 15h à 18h précisément,  et j’ai pas trop envi de me frotter au patron qui a été plutôt clair sur les conditions.

Bref, ça va cavaler sévère aujourd’hui.

La GAIC Team, débarque dès 8h, en direct d’Arras, avec tout leur bardas. J’ai bien prévenu l’immeuble avec des affichettes qu’y aurait une intervention FICTIVE de la police. Sylvain, le responsable de l’équipe des cascadeurs, stress un peu là-dessus, apparemment c’est déjà arrivé souvent qu’en tournage, des passants flippent un peu devant des flics en arme et se la joue à la Dirty Harry.

Bon forcément tout le monde arrive en même temps, c’est la pagaille, ça finit par déborder sur le palier. Même si ils sont prévenus, je vois malgré tout le regard un peu mal à l’aise des voisins qui passent en voyant la rangé de MP5 et autres guns qui repose devant la porte…

Les scènes s’enchaînent bien, on arrive à la baston entre Olivier qui joue Malick et Damien Leconte venu en renfort pour faire le flic vénère. Ils se mettent dans mon local à poubelle, y a une fenêtre qui est là pour être envoyer aux encombrants, finalement elle sera réquisitionnée pour servir au premier coup de pied retourné dans l’histoire de la websérie. On est fiers d’être présent.


Antoine, le régisseur, et sa team, François et Gauthier débarque avec les sandwichs, ils ont fait ça avec amour, cornichons coupé dans le sens de la longueur et il n’y a pas de beurre en plus de la mayo. Tout le monde avale ça, et hop direction Alésia pour  deux scènes supplémentaire. La voiture et le restau. Patrick Diwen, le grand chef des dealers, bluff tout le monde par une interprétation hyper inspiré de son monologue. 

Rien que pour ça, on est heureux de faire ce job.


18h. Un serveur costaud monte à l’étage au moment ou le zipp du dernier étui du dernier micro est fermé. On a assuré g-r-a-v-e.

Comme le lieu de décor du lendemain est juste, mais alors, juste à côté, j’en profite pour faire un saut. Pareil, j’avais mis des affichettes pour prévenir que des mecs seraient susceptible de se balader dans la cour intérieure avec des M16 en bandoulière mais qu’il fallait pas s’inquiéter, c’est des faux. Je suis accompagné de Sylvain de la GAIC, on check, tout se passera bien.


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