10/24/2011

Pills Nation en musique.


Le travail sur la musique de nos projets a toujours été l'une des phases les plus excitante et importante pour l'association, et cela depuis sa création. 'Duellum', notre premier projet a bénéficié d'une musique composée par Damien Deshayes, d'un véritable enregistrement par l'orchestre national de la radio de Macédoine, pour un budget à l'époque très conséquent pour nous. 'Déjà là', deuxième de nos projets, a lui aussi pu profiter d'un accompagnement musical Jazzy, enregistrée en studio là encore. Pour 'Pills Nation', nous souhaitions encore une nouvelle approche. Au tout début du projet, nous avions porté notre intérêt sur Alexis Maingaud, jeune compositeur dont le travail sur 'La Dernière Frontière' nous avait tout simplement éblouie. Il était partant, nous étions heureux. Malheureusement, des soucis de délai et de retard de notre part ont rendus impossible cette collaboration. C'est à ce moment là que Mickael nous a soufflé le nom d'un autre compositeur, que nous connaissions bien grâce à son boulot sur les courts de Gilles Guerraz ou Guillaume Pierret. : Reynald Frisson. Une nouvelle écoute attentive de sa composition pour le film 'Pression Maximale' a rapidement terminé de nous convaincre. Reynald avait de toute évidence le style nécessaire. L'ironie veut que Reynald était dans notre petite liste des personnes avec qui nous souhaitions travailler un jour. Sa longue collaboration avec Fabrice Colson donne une idée de la capacité du compositeur à répondre aux attentes des réalisateurs (Mort Au feu est plutôt impressionnant).

Il a aujourd'hui 36 ans, compose des musiques de film depuis près de 6 ans. Il vient d'une formation d'organiste pendant près de 10 ans. Sa méthode de travail est avant tout instinctive et surtout, liée organiquement à l'image. " Je n'ai pas de méthode à proprement parlé. Je regarde le film en muet, et j'écoute ce qui se crée dans ma tête . Progressivement , une musique se dessine en fonction des scènes . Je commence souvent par une ligne basique , un piano , ou un ensemble de violons , en plaçant les accords sur les points forts et les changements de plan des scènes choisies . Ensuite j'orchestre progressivement autour de cette base . Je ne suis pas le film dans le sens de déroulement , je passe de scène en scène en fonction de l'émotion et des affinités et cela peut être fait dans le sens inverse du film. Ensuite je colle les dialogues par dessus et je modifie ce qui ne serait pas exactement comme je l'ai ressenti . Je travaille beaucoup en laissant mon émotion , mes sentiments diriger ma composition."


Le travail de composition en lui même fut très court. Il faut dire que les deux se connaissent bien, et savent devancer les attentes de l'autre. "Avec Mickael c'est le top , il propose plusieurs directions , apporte de la musique témoin . Ensuite il demande un test sur une scène pour qu'ensemble nous puissions déterminer de la direction finale à prendre pour la BO. Pour Pills Nation , Mickaêl m'a donné comme direction , des extraits de musique de jeux vidéo , de séries USA comme 24 , The Shield etc ... et également des musiques de films d'action et d'espionnage. Ensuite j'ai composé une musique de 3 mn environ , qui au final est devenue le générique de Fin de la Série . Il m'a demandé également de lui envoyer l'évolution de la bo , même si les musiques n'étaient pas finalisées , ce qui permet d'éviter de mauvaises surprises . Mais dans l'ensemble j'ai carte blanche , mais je dois rester fidèle à ce que l'on a établi comme cahier des charges." 

Au départ, nous souhaitions une approche extrêmement thématique. Avoir une identité musicale extrêmement forte pour marquer les esprits en 30 minutes. " Le problème que j'ai rencontré directement, c'est qu'il y a beaucoup de personnages, et que j'aurais aimé développer des thèmes pour chaque personnage, mais compte tenu de la durée de 'Pills Nation', j'ai dû trouver une alternative. Donc j'ai trouvé essentiel de créer une musique qui soutienne plutôt le visuel , les actions , le déroulement du film que de composer une musique qui serait basée sur les personnages et l'histoire propre de la série . Donc La bo Colle parfaitement , mais à moins de finalité sur le fond du film . C'est un choix risqué , mais je l'ai pris. Ensuite l'essentiel pour moi est d'apporter un dynamisme continu et en relation avec l'image , de taper fort et puissant."

Nous vous proposons donc d'écouter les premiers morceaux de la bande originale de l'épisode pilote de Pills Nation. Une approche électro-orchestrale qui apporte une rythmique très particulière à l'épisode pilote. 

La Bande originale de L'épisode pilote de Pills Nation : http://soundcloud.com/frissonreynald-composer/sets/bo-pills-nation-musique-de?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=facebook&utm_content=http%3A%2F%2Fsoundcloud.com%2Ffrissonreynald-composer%2Fsets%2Fbo-pills-nation-musique-de 

Le site internet de Reynald : www.wix.com/frissonreynald/moviescomposer 

10/09/2011

Pills Nation - Les Teasers.


Le dernier Teaser de l'épisode Pilote de la série est désormais en ligne. Le montage d'un Teaser n'est jamais une chose très facile. En montrer beaucoup et risquer de tout révéler, peu et ne pas passionner. Simple suite des plus beaux plans de l'épisode ou tentative de création à part entière ?  Nous avons opté pour une technique tentant de répondre à l'ensemble de ces questions, en réalisant trois Teasers. 

Deux premiers Teaser discrets, utilisant la même construction, musique et état d'esprit pour interroger le spectateur. Nous avons probablement fait une erreur sur la deuxième video en changeant de plateforme, en la présentant un peu sous le manteau et non pas en grande pompe. Les deux furent montés quelques mois après la fin du tournage et conservé bien précieusement en attendant de démarrer nos démarchages, nos réunions et d'avoir la date des projections du pilote. 

La troisième video, montée par notre réalisateur en chef Mickael  'Triskel'  Mongin est plus chargée, direct et frontale. On peut y trouver les plans avec la photographie et quelques effets finalisés. 




Pills Nation - Teaser n°3 par orangeverte-asso

10/07/2011

Journal de bord - Septième jour.


Dimanche 30 octobre 2010
Petit cafouillage avec le changement d’heure. Un petit hommage à Pauline la maquilleuse qui n’y a pas pensé. Bons joueurs, on lui paye les croissants pour la peine. C’est le dernier jour, alors c’est cool et détendu. On est au calme dans la cour intérieur de l’immeuble d’une pote. Y a pas de passage, pas de bruit parasite. On travail dans le calme.

La fin du tournage se ressent. Le stress n’existe plus. Nous sommes arrivés à une sorte de plénitude où le moindre problème n’en est pas un. Il y a toujours une solution. Désormais quant un technicien arrive vers toi pour te dire que plus aucunes batteries d’appareil n’est chargée, qu’il n’y a aucune prise de courant, et qu’il faut tourner maintenant si on ne veut pas être encore plus en retard que l’on ne l’est déjà. Eh bien ce n’est pas un problème. Tu lui souris en lui posant la main sur l’épaule. Et tu lui dit que tu t’en occupes. Ah ouais, y a un truc qui est marrant sur les tournages en général, et au bout d’une semaine, on l’intègre très vite. Les mecs viennent te voir paniqué car il manque un câble, ou y a pu ça, on a perdu ci,… ect… Mais vraiment, à les écouter, c’est le chaos total ! Le tournage tout entier est en péril, et c’est ce rouleau de scotch qui manque qui sauvera tout tu vois ! Donc, au début du tournage, t’es au taquet, tu cours partout à la recherche de ce rouleau de scotch de malade ! Et quant, tu le trouves,  que tu lui amène, il te lâche un petit merci, et continue son truc sans y prêter plus d’attention. Donc, à la fin de la semaine, t’as pigé le truc. Le mec arrive vers toi en criant et gesticulant dans tous les sens, tu l’écoutes, tu balance un énergique et souriant « Ok, j’m’en occupe ! », tu fais semblant de farfouiller, et 3 fois sur 5 (ouais, parce que des fois c’est quand même vraiment important), quand tu reviens vers le mec, et que tu lui dit « J’ai cherché partout, mais j’ai pas trouvé… », il te regarde et là y a deux possibilités, soit il a déjà oublié ce truc qui au final n’était pas si important, ou alors il te lâche le classique et détendu « Ouais, c’est pas grave, en fait on s’est débrouillé autrement, merci quand même. ».




Ca me rappelle toujours cette histoire qui m’était arrivé (tout ceux qui ont déjà passé au moins une soirée un tant soit peu alcoolisé avec moi, vont lever les yeux au ciel : « Ah bah putain ! On l’aura entendu celle-là…. »). C’était pour le premier court-métrage de l’Orange Verte qu’on faisait sur Paris. C’était pas facile, et le rythme était sévère. On tourne chez un fleuriste dans le 18ème, et y avait à côté de la boutique un vieux canapé en cuir tout défoncé, déposé là pour les encombrants. Nous, on était posé dessus, à boire notre café, peinard quand le chef déco se pointe, s’arrête devant nous, et nous annonce solennellement : « Ce canap’ je le veux pour demain dans le salon où on tourne. L’abimez pas trop, vous pourrez pas prendre le métro avec, mais je le veux, c’est v-i-t-a-l. ». Faut dire un truc, sur ce tournage, le transport c’était l’enfer. On n’avait pas de voitures attitrées, et tous les soirs, c’était 1h30 d’organisation et de négoce pour transvaser et prévoir le déplacement du matos. Et là, on avait ce canap’ de 3 mètres sur 2 à devoir déplacer du 18ème jusque Issy-les-moulineaux… Je lui réponds en bredouillant un peu « Ok, pas d’prob’, on s’en occupe… » avec une goutte de sueur qui glisse de mon front. Pendant 30 minutes on cherche avant de se rendre à l’évidence qu’on ne peut pas bouger ce truc. Je m’avance vers Julien le réal, pour lui demander s’il est sûr de vouloir ce canap’ pour demain. Il me regarde se met à rire nerveusement, en répondant qu’il n’en veut pas de cette merde complètement niqué, qui a sûrement servi à des squatteur pendant une quinzaine d’années pour soutenir un mur branlant…

Bref tout ça pour dire qu’un tournage, si ça peut-être un truc hyper enthousiasmant, c’est parfois aussi une galère sans nom dont tu vois pas la fin. Mais attention ! Moi je dis ça avec la plus tendre affection, c’est un peu comme quand tu te moques des habitudes de ta grand-mère. Sur le coup ça t’énerve, mais en même t’es content d’être avec elle, ça à un côté rassurant, tu te sens chez toi.


Alors voilà, le tournage de Pills Nation c’est fini. Y a eu plein de trucs cool, de belles rencontres, de l’excitation, des tensions, du découragement, de la déception aussi, mais surtout, y a de l’espoir. Histoire de bien vous montrer que je suis en crack en culture G, je me la joue en citant Truffaut, il dit un truc dans son magnifique film « La Nuit Américaine » : « Un film qui avance – C’est comme un train qui fonce dans la nuit ». Et ben ouais, je suis vraiment d’accord, on avance dans le vide, dans l’inconnu, en ayant parfois une vague idée d’où ça va nous mener, mais on y croit et on s’y accroche dur comme fer. C’est la fin du tournage mais ce n’est que le début de Pills Nation. Les emmerdes, je le sais, sont pas finies, mais on va aller au bout.

Allez, maintenant qu’on se connaît un peu mieux, je vous fait la bise, et je vous dit à très vite sur ce blog !   



Victor Pirlot
L’Orange Verte

10/05/2011

Journal de bord - Sixième Jour.


Samedi 29 octobre 2010
Bon bah encore une fois, c’est chez bibi que ça se passe. J’accueil de nouveau le tournage dans mon appart’, mais cette fois, c’est l’armée mexicaine qui débarque. En effet, c’est la scène de découverte du meurtre par Malick, la bagarre avec Sylvain, et l’arrestation musclée par le RAID. Ah oui,  et il faut que ça soit finit à 13h, parce que après on décolle pour aller, littéralement, à l’autre bout de Paris pour la scène du restau avec le dealer. On tourne dans la brasserie chicos le Zeyer, de 15h à 18h précisément,  et j’ai pas trop envi de me frotter au patron qui a été plutôt clair sur les conditions.

Bref, ça va cavaler sévère aujourd’hui.

La GAIC Team, débarque dès 8h, en direct d’Arras, avec tout leur bardas. J’ai bien prévenu l’immeuble avec des affichettes qu’y aurait une intervention FICTIVE de la police. Sylvain, le responsable de l’équipe des cascadeurs, stress un peu là-dessus, apparemment c’est déjà arrivé souvent qu’en tournage, des passants flippent un peu devant des flics en arme et se la joue à la Dirty Harry.

Bon forcément tout le monde arrive en même temps, c’est la pagaille, ça finit par déborder sur le palier. Même si ils sont prévenus, je vois malgré tout le regard un peu mal à l’aise des voisins qui passent en voyant la rangé de MP5 et autres guns qui repose devant la porte…

Les scènes s’enchaînent bien, on arrive à la baston entre Olivier qui joue Malick et Damien Leconte venu en renfort pour faire le flic vénère. Ils se mettent dans mon local à poubelle, y a une fenêtre qui est là pour être envoyer aux encombrants, finalement elle sera réquisitionnée pour servir au premier coup de pied retourné dans l’histoire de la websérie. On est fiers d’être présent.


Antoine, le régisseur, et sa team, François et Gauthier débarque avec les sandwichs, ils ont fait ça avec amour, cornichons coupé dans le sens de la longueur et il n’y a pas de beurre en plus de la mayo. Tout le monde avale ça, et hop direction Alésia pour  deux scènes supplémentaire. La voiture et le restau. Patrick Diwen, le grand chef des dealers, bluff tout le monde par une interprétation hyper inspiré de son monologue. 

Rien que pour ça, on est heureux de faire ce job.


18h. Un serveur costaud monte à l’étage au moment ou le zipp du dernier étui du dernier micro est fermé. On a assuré g-r-a-v-e.

Comme le lieu de décor du lendemain est juste, mais alors, juste à côté, j’en profite pour faire un saut. Pareil, j’avais mis des affichettes pour prévenir que des mecs seraient susceptible de se balader dans la cour intérieure avec des M16 en bandoulière mais qu’il fallait pas s’inquiéter, c’est des faux. Je suis accompagné de Sylvain de la GAIC, on check, tout se passera bien.


10/03/2011

Journal de bord - Cinquième jour.


Vendredi 28 octobre 2010

Au début, un tournage c’est toujours enthousiasmant. De nouvelles connaissances, la concrétisation d’un projet, la mise en image d’une écriture travaillée et retravaillée, l’excitation de la création… Bon, au bout de 3 jours où tu te lèves à 5h du mat’, là par contre tu te demandes surtout ce que tu fous à branler avec ces conneries alors que tu pourrais te satisfaire d’une vie d’étudiant lambda : travailler tes journées à échanger des vidéos trash sur FB, tester tous les kebabs de la ville, passer tes soirées dans des bars de merde type Oz Café avec des erasmus anglaises suintant le sexe et la bière pas chère, et mettre un point d’honneur à pas se lever avant 12h…

Allez… C’est la mauvaise humeur du matin, et pendant qu’on boit le premier café en relisant les scènes qu’on tourne, on se rabiboche, et on se dit que finalement c’est bien pour ça qu’on se lève le matin : pour ce putain de bon scénario.

On est les premiers à arriver sur place, avec Dan, Hélène et Stéphane, les acteurs principaux de cette journée… On oublie toujours qu’il faut se taper des escaliers pour y venir sur cette butte Montmartre, et des images de clopes écrasées, de jogging dans la forêt et de légumes frais nous traversent la tête brièvement. Il fait encore nuit, le square et le Sacrée Cœur sont vide. La vue sur Paris illuminé est juste dingue. Un mec, casque de moto sur la tête se fume un joint en matant la ville, et s’en va, indifférent à l’installation de l’équipe autour de lui. Le soleil commence à percer, tout le monde se grouille pour pouvoir capter cette lumière complètement irréelle.

Le tournage commence avec une espèce de fureur concentrée, les acteurs sont dans l’élan, tout le monde est sur le qui-vive. Progressivement le soleil devient de plus en plus lumineux, et l’endroit se remplit de plus en plus de passants. Heureusement, pour la suite des scènes, on se cale autour d’un banc délimité par une petite terrasse, on est peinard. Antoine, le régisseur, fait l’abruti avec Adrien, en jouant avec le flingue utilisé comme accessoire par le commissaire. Il tire en imitant le bruit des balles et d’un coup braque trois militaires en arme qui patrouille pour le plan Vigipirate. Les bidasses se figent avec de grands yeux. Antoine comprenant ce qu’il se passe, crie paniqué « Nan ! Nan ! C’est un faux ! C’est un faux ! » en brandissant le gun. Adrien, juste à côté, préfère par prudence s’allonger par terre les mains derrière la tête. Les militaires font un petit signe de tête, et reprennent leur marche tranquillement.

Le tournage se poursuit, on n’a pas eu le temps de faire les courses pour la régie, et tout le monde se bagarre pour les quelques carambars et Tucs qui restent. Tout en discutant à l’écart, on s’aperçoit qu’il y a un énorme couteau de cuisine qui est à moitié planqué derrière une rampe d’escalier… On déconne dessus pendant au moins 10 minutes, pour être planqué comme ça faut au moins que ça ait servi à découper quelqu’un… Antoine propose de le prendre comme accessoire pour le lendemain, tout le monde se regarde, personne ne veut aller le chercher ni y toucher. Mec, si ça se trouve, on a vraiment tué quelqu’un avec ça ! Bon, les militaires qui se baladaient repassent à côté, ils sont plutôt cool et ils viennent nous parler. On en profite pour leur montrer la cachette du couteau. Leur chef passe un appel radio, des flics vont venir chercher ça. Tout le monde s’excite à l’idée de voir débarquer la police scientifique. Moi je suis pas rassuré, parce qu’on tourne avec un flingue, et on a pas vraiment les autorisations spéciales pour ça, elles sont bloquées à cause du risque élevé d’attentat dans Paris. Bon, finalement, une patrouille débarque, ils déconnent avec les militaires, y en a un qui prend le couteau par le bout et le balance dans le coffre de leur voiture, j’suis presque déçu que y en ai aucun qui me demande si on a le droit de tourner (j’aurais pu au moins justifier l’énergie à obtenir des autorisations de tournages…). C’est tout, c’est comme ça. 



Pour la première fois, ça gueule dans l’équipe. On s’est laissé dépasser par le temps, et on a mal géré la préparation de la bouffe du midi. Et la nourriture sur un tournage, c’est le nerf de la guerre. On bouffe à 14h, mais on doit promettre que demain, ce sera plus réglé que ça.


L’après-midi, on tourne dans l’appart’ du grand-père d’Antoine, ça se passe bien, et on termine à 18h. Par contre pour nous la prod’, c’est pas fini, y a des accessoires à récupérer pour le lendemain, et faut vraiment qu’on soit irréprochable. Ce genre de tension qui est apparu aujourd’hui, s’y on fait pas gaffe, ça te détruit un tournage.